Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Le pardon égyptien (source : el watan.com)

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Avril 2011, 14:16pm

Catégories : #EJDID

Autres temps, autres mœurs politiques : le Premier ministre égyptien, Essam Sharaf, a adressé des messages officiels d’excuses successivement aux gouvernements et aux peuples tunisien et algérien ainsi qu’à l’arbitre algérien de la rencontre à la suite des graves incidents ayant émaillé la rencontre, au Caire, comptant pour les éliminatoires de la Ligue des champions et opposant le club égyptien Zamalek au Club Africain tunisien. Dans le même temps et dans un élan spontané d’indignation et de réprobation contre ces débordements qui rappellent les scènes de hooliganisme vues sur certains stades européens, de nombreux Egyptiens ont joint, sur le réseau social facebook, leur voix à celle de leur gouvernement pour se démarquer de ces pratiques qui sont la négation même de l’esprit sportif qui prône le fair-play et le rapprochement entre les nations.

Les événements et les changements de mentalité se bousculent au rythme de la révolution égyptienne qui, par petites et grandes touches, tente de purifier l’âme de l’Egypte des souillures de l’ancien régime.
Pour des considérations électoralistes, le clan Moubarak n’avait pas hésité à recourir à de vils et dangereux procédés chauvins en dressant le peuple égyptien contre le peuple algérien dans une banale rencontre de football qui avait dérivé en crise politique et diplomatique entre les deux pays, dont les conséquences auront été lourdes au double plan humain et économique. Les bienfaits de la révolution de la place Tahrir sur la transformation des mentalités commencent déjà à se manifester. N’était la parole libérée après des années d’endoctrinement idéologique, les révélations de ces derniers jours, faites par des responsables et cadres sportifs égyptiens accusant nommément le clan Moubarak et le président de la Fédération égyptienne de football d’avoir fomenté le complot du Caire contre les Verts, n’auraient jamais pu sortir des archives secrètes de l’Etat égyptien.

A défaut de mobiliser l’opinion autour des valeurs humaines universelles nobles, les régimes égyptiens successifs ont joué à fond la carte des mythes et de l’exploitation politique de la mythologie égyptienne en faisant croire à leurs concitoyens que l’Egypte, c’est «Oum Eddounia». Un discours qui rejoint d’une certaine manière celui des esprits fascisants qui prônaient la supériorité de la race aryenne. On croyait presque rêver en voyant la caméra de la télévision officielle égyptienne balayer le stade et la pelouse de part en part, montrant sans aucune censure des images affligeantes et scandaleuses des supporters du Zamalek envahir le terrain après l’annulation par l’arbitre algérien du but de leur équipe pour hors-jeu indiscutable, agressant les joueurs tunisiens et l’arbitre de la rencontre, lesquels furent contraints de regagner les vestiaires sous haute protection policière !

Le libre métier d’informer, l’objectivité dans la couverture médiatique de ce nouveau  derby nord-africain par la télévision égyptienne a permis de ne pas confondre un comportement de supporters excités, de voyous, avec le reste de la population. Ce sont là les premiers fruits sains et prometteurs pour l’avenir de la démocratie égyptienne naissante.

Omar Berbiche
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